De plus en plus de personnes y ont recours pour soulager leurs douloureux problèmes musculaires, mais aussi pour soigner leurs migraines ou leurs céphalées de tension… C'est au milieu des années 70 que l'orthothérapie fait son arrivée au Québec, quelques années après avoir été élaborée par un orthopédiste américain, le docteur Arthur Michele. Ce dernier la conçoit alors comme une méthode préventive destinée à redresser la posture des patients et à régler les déséquilibres musculosquelettiques. Au fil des ans, l'orthothérapie s'enrichie grâce, notamment, à de nombreux praticiens et plus particulièrement à des kinésithérapeutes québécois qui intègrent certaines techniques provenant d'Europe. Depuis une dizaine d'années, elle gagne en popularité, ce qui explique l'accroissement du nombre de thérapeutes.
La recherche du bien-être
L'orthothérapie est une science qui marie la massothérapie et la kinésithérapie (thérapie par le mouvement). L'objectif recherché est de soulager les douleurs musculaires et articulaires qui peuvent expliquer ou générer les maux de tête ou de dos, les raideurs, les tendinites et certaines névralgies. Des problèmes qui découlent fréquemment de mauvaises chutes, d'un accident, d'un geste brusque ou tout simplement d'un manque flagrant d'exercice. Contrairement au chiropraticien ou à l'ostéopathe, l'orthothérapeute ne fait aucune manipulation de la colonne vertébrale ou des organes. Il travaille directement sur les systèmes musculaire et squelettique en combinant des techniques de massage, des mobilisations et des exercices physiques préventifs.
« Le tout a eu un effet spectaculaire sur mon corps et ma santé, je n'en reviens pas encore », relate Sophie Duguay, qui a finalement consulté un orthothérapeute après avoir tout essayé pour soulager ses graves maux de dos découlant d'une chute violente alors qu'elle faisait du ballet il y une dizaine d'années. « L'orthothérapie m'a d'abord permis de retrouver une bonne posture, ce qui a grandement réduit mes tensions musculaires. Puis, avec les massages et certains exercices préventifs, mon corps s'est assoupli, s'est décontracté. Une grande aisance est soudainement revenue. En quelques séances, ma condition s'est améliorée de beaucoup. Maintenant, je fais des exercices de prévention chez moi à partir des indications que mon thérapeute m'a données », conclut-elle.
De par son approche, l'orthothérapie aurait aussi un impact positif sur la respiration et la circulation sanguine, en aidant à éliminer les toxines et en oxygénant les cellules du corps. Pas surprenant que les orthothérapeutes reçoivent autant des sportifs que des personnes sédentaires pour améliorer leur condition physique.
L'approche orthothérapeutique
À la première rencontre, qui dure généralement une heure, l'orthothérapeute posera une série de questions à la personne venue le consulter, afin d'établir un portrait le plus juste possible des problèmes et des difficultés qu'elle rencontre. Une fois ce tableau dressé, la séance commence par un massage suédois énergétique, appelé massage intramusculaire. L'objectif est de détendre les muscles du corps et de leur redonner de la souplesse, et d'activer la circulation sanguine. En second lieu, le thérapeute procède à des mobilisations physiques en mettant en mouvement les différentes parties du corps qui semblent reliées à la problématique du patient. Ce dernier peut exécuter lui-même le mouvement ou encore, l'orthothérapeute manipule les parties du corps qui résistent aux mouvements du patient. L'opération se fait toujours avec douceur, en respect du déploiement normal des articulations. « C'est d'ailleurs ce qui surprend souvent les gens qui viennent me consulter pour la première fois », précise Patricia Daudelin, orthothérapeute. « Puisqu'il est question de travail sur le musculaire et de correction du squelette, ils s'attendent à des craquements, voire à de la douleur. Ils réalisent rapidement qu'il n'en est rien, mais que l'efficacité du traitement n'est pas pour autant diminuée, loin de là. En ce qui me concerne, je travaille beaucoup sur le corps, mais je ne néglige aucunement le psychologique dans ma relation avec le patient. »
Pour compléter le traitement, le thérapeute donnera des conseils sur l'alimentation et sur l'hygiène de vie du patient, en lien avec sa problématique. Il pourra aussi proposer de recourir à certains produits naturels et de modifier certaines habitudes que la personne aura développées au fil des années, parfois sans même s'en rendre compte.
Fait à noter, l'orthothérapie ne nécessite que rarement un nombre élevé de traitements. De cinq à dix rencontres avec le thérapeute vont souvent suffire, et le patient ressentira rapidement une nette amélioration. Le thérapeute conseillera aussi la personne sur un certain nombre d'exercices physiques à faire chez elle pour favoriser son autonomie; des exercices qui sont préventifs ou correctifs, et qui complètent et assurent la pérennité des traitements offerts sur un certain nombre de semaines.
Source : magazinemieuxetre.com